
Qu’est-ce que la dénutrition ?
La dénutrition est une maladie silencieuse, grave, mais pas rare. 4 à 10% des personnes âgées en sont atteintes. 20 à 40% des séniors vivant en institution et 40 à 50% des personnes âgées hospitalisées. La dénutrition est un déséquilibre entre l’apport calorique et la dépense calorique en défaveur des apports. Elle désigne également l’état pathologique résultant d’apports nutritionnels insuffisants en regard des dépenses énergétiques de l’organisme.
Les causes de la dénutrition
C’est souvent l’avancée en âge et ses conséquences (diminution des capacités sensorielles, perte d’autonomie…) qui est vue comme la principale cause de la dénutrition. Il en existe d’autres : certaines pathologies (cancers, maladies cardiaques, hépatiques, rénales…) ou le contexte socio-économique dans lequel vit la personne touchée.
La sensibilisation à la dénutrition
La sensibilisation des familles et des professionnels passe par la connaissance des signes qui doivent alerter. Parmi lesquels : l’asthénie (fatigue intense et durable), la bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque) et l’hypotension (diminution de la pression artérielle), des signes de fragilité cutanée et des muqueuses (escarres, mycoses buccales), une baisse des défenses immunitaires, un retard de cicatrisation ou des troubles digestifs.
Les traitements
Il existe des solutions ! Si une personne est effectivement touchée, on commencera par lui proposer une alimentation enrichie en protéines. Si c’est la question des couverts qui pose problème, on peut également essayer une alimentation adaptée au manger-main. Enfin, des compléments alimentaires pourront également apporter leur contribution. Dans le cas où la dénutrition vient d’une diminution de l’apport en protéines, il faut compenser et manger ce qu’on aime (sur le court terme) et qui contient des protéines. Pour une personne qui sera plus attirée par une alimentation sucrée, on pensera au riz au lait, au gâteau à la semoule ou au flan aux œufs. Une cuillère à soupe de lait en poudre dans la soupe ou dans un yaourt peut également être une bonne solution.
Lorsqu’il y a absence de sensation de faim, il ne faut pas hésiter à fractionner les repas. On peut aussi adapter les quantités ou manger à l’horaire auquel on a faim. Si la dénutrition est dûe à un problème de dent, on pourra mixer les aliments. Il existe des compléments alimentaires hyperprotéinés mais il vaut mieux associer un suivi médical à leur consommation. D’autant plus que prescrits par un médecin, tout ou partie est pris en charge par la Sécurité Sociale.
On rappellera également l’importance d’une bonne hydratation et d’une pratique d’activité physique. En effet, il est nécessaire d’entretenir les muscles, car ils fondent plus vite que la masse graisseuse. Par ailleurs, les seuils d’IMC (Indice de Masse Corporelle) ne sont pas les mêmes chez un sénior et une personne plus jeune. Pour un sénior, un IMC pour une bonne santé se situe entre 22 et 28, alors qu’il est entre 19 et 25 pour une personne plus jeune (source : HAS https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-11/reco368_fiche_outil_denutrition_pa_cd_20211110_v1.pdf)
L’action du Collectif de Lutte contre la dénutrition
Voilà plusieurs années que le Collectif national de lutte contre la dénutrition se mobilise. Le mot d’ordre est justement : « Ensemble, mettons fin à cette maladie silencieuse ». Chaque année, une campagne de communication et de sensibilisation a lieu au mois de novembre, avec la participation de l’Association Siel Bleu.

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